EVENEMENTS HISTORIQUES
UNE PAGE DU PASSE
L'ETABLISSEMENT DU BEL OISEAU A ST-URSANNE
ET SON INITIATEUR
LIONEL O'RADIGUET
Carte postale envoyée en 1905. Un des rares documents représentant les bains.
Chemin du Bel-Oiseau
Celui-ci s'en va de la chapelle de Lorette vers la forêt du Bel-Oiseau. La commission a jugé bon de
modifier le chemin de Paquoille en celui plus poétique de chemin du Bel-Oiseau.
Certes, la dénomination du lieu-dit: Paquoille, subsiste. Du latin: pascua, pâturage, on en a fait:
pacua, Paquoille. C'est sur ce pâturage qu'au début de ce siècle, Babette Bono, née Dressler, cons-
truisit la maison à laquelle on a donné le nom de la parcelle de Paquoille.
L. Jolissaint, forestier en 1855, dans son "Essais d'aménagement des forêts de Saint-Ursanne, décrit
Bel-Oiseau comme une antique sapinière, au sous-sol profondément disloqué. Rocailleux à la surface,
éminemment favorable à la croissance des grands végétaux ligneux. Il y relève des sapins dont l'âge
moyen varie entre 100 et 190 ans et des hêtres entre 40 et 100 ans. Cette forêt appartenait à la
commune et non pas au chapitre. Elle ne figure pas dans la liste des biens, vendus comme "biens na-
tionaux" à la Révolution.
Elle est surtout célèbre pour sa source d'eau ferrugineuse. Captée vers 1905 par l'érudit breton
qu'était L. Radiguet, ses eaux alimentaient un établissement de bains installé par lui dans le champ
de Paquoille. Les bains de Bel-Oiseau, que de souvenirs. Hélas ! ceux-ci ne furent qu'éphémères. (1)
Dans ce lieu on construisit plus tard une pisciculture.
Les eaux du Doubs se polluent. Le frais de la truite est empoisonné. Le poisson diminue.
Sur terrain communal, à l'emplacement des bains, le 28 mars 1963, grâce à l'aide bénévole des membres
de la Société de pêche locale et à l'initiative de M. Brogli, garde-pêche, 2 bassins de 450 m2 chacun
furent aménagés, afin de recueillir les oeufs des truites, les féconder artificiellement et élever les
alevins à l'abri de tout danger. Le 20 mai 1963, après incubation des oeufs extraits de truites pê-
chées dans le Doubs, 8000 alevins furent déversés dans chaque bassin. Le 16 septembre 1963, les trui-
telles sont pêchées dans les bassins et misent dans la rivière du Doubs.
Les travaux de la Transjurane on fait disparaître la pisciculture et aujourd'hui les lieux ont presque
retrouvé leur état d'origine. (2)
Sur terrain communal, à l'emplacement des bains, le 28 mars 1963, grâce à l'aide bénévole des membres
de la
Société de pêche locale
et à l'initiative de M. Brogli, garde-pêche, 2 bassins de 450 m2 chacun furent aménagés, afin de
recueillir les oeufs des truites, les féconder artificiellement et élever les alevins à l'abri de
tout danger. Le 20 mai 1963, après incubation des oeufs extraits de truites pêchées dans le Doubs,
8000 alevins furent déversés dans chaque bassin. Le 16 septembre 1963, les truitelles sont pêchées
dans les bassins et misent dans la rivière du
Doubs.
Les travaux de la
Transjurane
ont fait disparaître la pisciculture et aujourd'hui les lieux ont presque retrouvé leur état d'ori-
gine. (2)
(1) cf. Migy-Studer, Léon.
Saint-Ursanne et ses rues.
(2) Extrait d'un cahier composé par la classe supérieure de l'école primaire de St-Ursanne (vers 1964).
LIONEL RADIGUET
habitait dans cette demeure. Aujourd'hui "Maison de vacances pour handicapés physiques" :
AU FIL DU DOUBS
Un tableau peint par Lionel Radiguet en 1914, portant le titre ronflant de :
"L'ABSIDE IRLANDO-ROMAN COLLEGIALE ARCHIDRUIDICALE DE ST.URSANNE".
Au début du XXème siècle, au temps de Radiguet, la collégiale se présentait déjà comme aujourd'hui !
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DE LIONEL O'RADIGUET
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