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LES INDUSTRIES, L'ECONOMIE
Les
activités industrielles présentées par Marc Comment et publiées dans les numéros 12, 13 et 14 du bulletin du GHETE : Au Clos du Doubs, en 1995. LE JURA économique Sion, Editions Max Michellod article signé "Ursanne", illustré de 3 photographies avec réclames et annonces, p. 42-44. SAINT-URSANNE Le site... Le voyageur qui pour la première fois arrive à Saint-Ursanne, que ce soit par le col des Rangiers, par celui de Sur-la-Croix ou d'ailleurs, s'arrête émerveillé par le magnifique paysage qui s'offre à sa vue. Là-bas, au fond de la vallée, le Doubs, coulant tantôt paisiblement, tantôt en cascades, s'éloigne tranquillement vers la Franche-Comté. A l'est, le col des Ran- giers, ou plus exactement "Col du repais", haut lieu celtique ou, suivant la tra- dition populaire, les sorciers et sorcières tenaient leurs sabbats. Une pierre dé- nommée encore de nos jours "Pierre de l'Autel" rappelle ces souvenirs qui se per- dent dans la nuit des temps. Ici le Clos-du-Doubs, limite des Franches-Montagnes qui se dessinent au loin et, formant la vallée au nord, le Mont-Terri ou Mont-Ter- rible qui va se perdre en France et échange son nom en celui de Lomont. Et, res- serrée entre le Mont-Terri et le Clos-du-Doubs, l'historique bourgade de Saint- Ursanne. Quelques mots d'histoire... Saint-Ursanne doit son origine et son nom à un pieux ermite, Ursicinus. Celui-ci, disciple de Columban, le célèbre moine irlandais fondateur de nombreux monastères sur le continent, entre autres celui de Luxeuil, vint s'établir dans la vallée du Doubs vers l'an 600. Ce lieu sauvage étant propice à la méditation et à la prière, sa sainteté attira bientôt autour de lui de nombreux disciples. En 1119, les re- ligieux se constituaient en Chapître; Chapître qui disparu plus de 6 siècles a- près sa fondation, soit en 1793 à la Révolution française. Ursanne mourut le 20 décembre 620, là même où il a évangélisé et ses restes reposent sous le maître- autel de la Collégiale. du passé... Entrons dans la vieille cité par la porte Saint-Pierre. Celle-ci porte le mil- lésime de 1658, ainsi que le blason du Prince-Evêque de Bâle, Jean-Conrad de Rog- genbach, et l'écusson de la ville, soit "d'argent à l'ours levé de sable, lampas- sé de gueules tenant une crosse épiscopale d'or". Une autre inscription en latin nous révèle que "Cette tour étant tombée en ruines, fut restaurée sous notre vé- néré et illustre Prince Christophe (Christophe d'Utenheim, Prince-Evêque de Bâle de 1502 à 1527) en l'an du Seigneur 1522, alors que Georges Belorsier était châ- telain de Saint-Ursanne". Les rues et ruelles serpentent entre les vieilles, très vieilles maisons. Les enseignes de fer forgé se balancent au-dessus des portes d'auberges, les fenêtres et les portes aux linteaux sculptés, les tourelles qui flanquent les façades, les vieux remparts, la tour du guet, le vieux pont sur le Doubs, son balcon en encorbellement, ses pierres mérovingiennes, ses trois portes donnant accès à la ville, tout concourt ici à créer une ambiance médiévale. Là- haut, perchées sur la colline, les ruines du château de Saint-Ursanne détruit à l'époque de la Révolution française. Plus bas, taillée dans le roc, la grotte ou selon la tradition vécut Saint-Ursanne. Ce vieux castel, ainsi que cette grotte transformée en Ermitage méritent une visite. Et par-dessus les toits irréguliers, visible de toutes parts, la Collégiale dresse vers le ciel sa tour massive. Ce sanctuaire datant du XIIe siècle est un des monuments les plus remarquable de Suisse. Il a défié les siècles et les hordes guerrières qui défilèrent à ses pieds. Son admirable portail qui ressemble étrangement à celui de la Cathédrale de Bâle, son cloître avec ses sarcophages, sa crypte, ses vieilles pierres à qui nos ancêtres donnèrent une âme et qu'ils nous ont léguées, telle apparaît aujour- d'hui la Collégiale. Disons avec Gonzague de Reynold: "...Il y a bien peu de pe- tites villes intactes en Suisse, Estavayer, Morat, les vieux quartiers de Fri- bourg et Saint-Ursanne...". d'actualité et de tourisme... Grâce aux voies de communications, l'installation des chemins de fer de 1873 à 1877, l'aménagement d'excellentes routes carrossables, Saint-Ursanne, si désert au temps jadis, est devenu un centre touristique des plus accueillants. Le vi- siteur a le choix de belles et nombreuses excursions: Les Malettes et les Ran- giers avec son monument national, d'où l'on gagne les Franches-Montagnes et la vallée de Delémont. Un chemin plein d'attrait rejoint en passant par Montmelon la grand-route franc-montagnarde près de Saint-Brais. Des Malettes, prenez le chemin pittoresque de Sur-la-Croix, vous passerez à Outremont (Ultra-montem), ancienne vigie romaine. Au sud, les Clos-du-Doubs avec Montenol, l'auberge de Chez-le-Baron, Epauvillers, Epiquerez, Essertfallon et Soubey. La route du col de Sur-la-Croix vous conduira dans la belle Ajoie. Elle est parallèle à une voie très ancienne mise à jour en plusieurs endroits. Le long du Doubs en amont, l'auberge de Tariche, en aval, Bellefontaine, ancien établissement sidérurgique des Princes-Evêques de Bâle, Ocourt, La Motte et Saint-Hippolyte, bourgade fran- co-comtoise distante de 30 km. d'industrie... Si Saint-Ursanne a perdu ses tanneurs, si les marteaux des cloutiers se sont tus... si le bruit des moulins, des scieries, des lavoirs de minerai de fer est éteint, d'autres industries très florissantes se sont installées hors des murs de notre cité: une grande usine métallurgique (matriçage à chaud), des fabri- ques de boîtes de montres, une fabrique de chaux. Saint-Ursanne, la perle du Jura, vous attend. Cette cité millénaire avec son ar- chitecture si particulière, véritable relique d'un autre âge, vous invite au re- pos et au recueillement. Vous aimerez sa solitude reposante, vous flânerez au bord de son Doubs, ou vous méditerez tout là-haut dans les ruines de son vieux castel. Et là, vous vous laisserez aller à une douce somnolence qu'aucun bruit ne viendra troubler. Vous ferez revivre son château et ses splendeurs passées, vous relèverez ses vieux murs et ses tours, vous écouterez grincer la herse, vous regarderez se rabattre le pont-levis et au loin vous entendrez l'olifant de quelque puissant seigneur annonçant sa venue. Mais bientôt l'ombre couvri- ra ses vieux murs et là-haut dans le ciel les nuages, se glissant vers la douce France, sembleront vous dire: "...vous êtes venus à Saint-Ursanne... vous y reviendrez toujours..." Ursanne.
TROIS ENTREPRISES et une nouvelle : QUELQUES NOTES EN LANGUE ALLEMANDE (UNE NOTICE PARUE EN 1944)
et encore quelques références |