SAINT-URSANNE ET SES RUES
LES VAICLE
Une des plus anciennes familles bourgeoises, citée Wecle en 1433.
Jehan Vaicle. négociant, est témoin de l'ouverture du sarcophage de saint Ursanne le 25 juin 1505.
Le lieutenant Vaicle habite à la Combe-Chavat en 1715.
En juin 1589, fut arrêtée à Saint-Ursanne Jehannette, dite "la Besatte", femme de Jean Vaicle. On
la suspectait depuis longtemps de "sorcellerie". Un premier interrogatoire a lieu le 27 juin 1589
au château de Porrentruy. Après plusieurs séances, on menaça de la torturer et elle passa "aux
aveux". "...je suis allée trois fois au sabbat, la première fois en une combe sous Châtillon, une
autre fois sur Repais (La Caquerelle) et une troisième fois au Creugenat. Il y a trois ans, étant
dans mon jardin devant la porte Monnat (Saint-Paul), toute triste parce que mon mari était allé
boire chez sa belle, un homme tout noir, ayant les pieds semblables à ceux d'une vache vint vers
moi... Il me demanda de renier Dieu, baptème et cresme, qu'il me ferait riche et que mon mari me
reviendrait bientôt et qu'il n'irait plus ribaudez." En effet, celui-ci n'alla plus ribauder,
mais toujours "possédez du diable", la malheureuse fut condamnée à mort et exécutée.
Durant sa séance du 23 juillet 1848, le Conseil communal décide le pavage de la rue Vaicle. A
cette époque, le revêtement de nos chaussées s'effectuait au moyen de galets polis et aplatis
que l'on extrayait du lit du Doubs. La plus grande partie des rues de la "vieille ville" était
ainsi revêtue. En 1925, plusieurs de ces pavés furent enlevés, entre autres à la rue de la Tour,
et ont fait place au pavage actuel.