SAINT-URSANNE ET SES RUES

RUE DE LA COUSTERIE


Ce vocable a remplacé la rue faussement appelée: de la Clouterie. Sur l'ancien plan de
1832, figure textuellement le "Clos de la Cousterie". Cette grande parcelle est située
vis-à-vis de l'entrée de
l'Ermitage
de l'autre côté du ruisseau qui descend de la source de Saint-Ursanne.
Anciennement, la cousterie était une terre appartenant au custode. Dans les anciens actes,
tant aux archives communales que paroissiales, le custode est cité en langage courant: le
coustre. Un custode était le troisième dignitaire d'un chapitre de chanoines soit: prévôt,
archidiacre, custode, etc. Il avait comme fonctions, entre autres: la surveillance des
ornements sacerdotaux, ainsi que l'administration des biens de l'église dont il était le
trésorier.

Quelques custodes: Jean-Germain Beurret, 1742, dont nous admirons encore aujourd'hui les
magnifiques
vêtements sacerdotaux,
datés de 1730. Reinhardt Bouquat, 1665, de Roppe près de Belfort; il a laissé ses armes
et son nom sur le bassin de fontaine qui se trouve devant la demeure de Madame Choulat.
Pierre Crolot, de Trévillers, vers 1650, sa pierre tombale se trouve à la Collégiale.
Jean-Henri Richarguenin, 1685; il a fait construire le petit portail plein de charme de
l'Ermitage


en y laissant discrètement ses initiales, etc.

Ce chemin desservait donc le clos de la Cousterie. On relève spécialement des revenus
de cette terre en 1573, 1684, 1720. Les derniers custodes possédaient une habitation 
sise en cette rue.

Le 14 juin 1782, le chanoine Priqueler formule la requête suivante au magistrat, de la
part du chapitre: "Le vénérable chapitre est intentionné de bâtir à neuf la vieille
cousterie et désirerait l'avancer du côté des fossés. Lorsque le chapitre aura planté les
piquets sur lesdits fossés, on se rendra sur place pour délibérer."

Cousterie... ancien nom de chez nous.