SAINT-URSANNE ET SES RUES

RUE DU CLOS DE LA GINDREE



Gindrée, du latin vulgaire: geindre : ouvrier boulanger. Le Clos de la Gindrée est cette
grande parcelle de terre située à droite et à gauche de la route du Clos du Doubs en quittant
Saint-Ursanne direction Epauvillers.

En 1385, on trouve Bourquin Gindre, bourgeois de Saint-Ursanne. Des membres de cette famille
possédaient cette terre au XIVe siècle, à laquelle on a donné le nom de La Gindrée. En 1349,
le prévôt Hennemann Münch louait un chésal situé au-dessus du chemin qui conduit à la fontaine
de la "Gendrey". En lisant les protocoles, on constate que tout au long des siècles, les pauvres
n'étaient pas oubliés. Ainsi, le Magistrat fait établir à La Gindrée, en 1748, des jardins en
faveur des bourgeois pauvres. Ces jardins de quarante pieds de longueur sur quinze pieds de
largeur furent tirés au sort le 10 mai 1748 pour une durée de vingt ans. Dix-sept familles en
bénéficièrent. C'est sur l'emplacement de ces jardins que furent construites par Emile Piquerez,
en 1918, les maisons dites
"de la Cité";
le terrain ayant été cédé à celui-ci par Joséphine Vallat, aubergiste de "l'Ours".

L'apellation de rue du Clos de la Gindrée est bien trouvée et remplace avantageusement
le terme trop banal de rue de la Cité.